Le plant français de pomme de terre FNPPPT Gnis

Une culture facile à réussir et pédagogique

Jean-Marc MULLER, Larchant (Seine et Marne)
Pour moi, c'est pas plus difficile de faire de la pomme de terre que de faire des haricots ou des tomates. Je vois pas ce qu'il y a de difficile. On arrive au jardin, comme pour tous les autres légumes on a préparé son terrain, on met le cordeau. Moi je fais un grand sillon avec une une houx, un sillon d'une dizaine de cm de profondeur, je dispose mes plants de pomme de terre tous les 25 cm là-dedans ; j'ai apporté notamment de la potasse un peu avant, un peu d'engrais bio (du phosphate naturel) , j'avais un peu apporté de fumure à l'automne... Donc j'ai fait mon sillon, j'ai disposé mes plants et moi je pré-butte, c'est-à-dire que quand je referme mon sillon, je fais déjà une légère butte. Et après, qu'est que je vais avoir comme difficultés de travail ? Mais qu'est-ce qu'il y a de plus a faire qu'autre chose ? A butter dès que ça sort un peu, c'est tout. Mais, de toutes façons, vous être bien obligé de désherber tout le jardin, que ce soient des pommes de terre ou des haricots ou des tomates ou des poireaux. Donc, ce n'est strictement ni plus ni moins de travail qu'un autre légume, à mon sens.

Yves VIGILANT, Jardins Julian Grimaud, Vitry-sur-Seine
Je n'ai aucun souci avec les pommes de terre.
C'est pas plus fatiguant qu'une autre culture une fois qu'on a le coup de main. Physiquement, il faut faire quelque chose. Si on n'aime pas, c'est pas la peine. On ne pense pas à la fatigue.

André CESCOSSE, Jardins de Crosne (Essonne)
La pomme de terre, ce n'est pas compliqué en fait. Lorsque vous avez vos plants et après avoir travaillé votre terre, vous pouvez mettre vos pommes de terre en terre et la recouvrir. Mais il faut d'abord travailler sa terre, faire son sillon, planter, ensuite butter, ensuite récolter : mais en fait on ne s'en rend pas bien compte. C'est un travail qui vient au fur et à mesure.

A un jardinier débutant, je dirais : "Oui, fais de la pomme de terre" parce qu'on apprend à retourner sa terre. On apprend à y mettre un certain engrais, on apprend à recouvrir, on apprend à déterrer. C'est un processus que l'on a pas avec d'autres légumes et ces petits gestes là vous permettent d'avancer dans vos futurs légumes, et ça c'est important.
Je dirais "Oui, fais 3 ou 4 rangs de pommes de terre".

Et puis la récolte, c'est un côté magique. Je dis cela parce que lorsque j'ai eu des enfants scolaires et qu'ils sont venus mettre leurs petits plants et lorsqu'ils ont vu ces choses là... extraordinaire ! Quand on creuse, là, on voit au bout , même qu'il n'y en ait pas beaucoup... On se dit "on va avoir 1 kg/2 kg de pommes de terre par pied"... faux ! On ne sait pas ce qu'il y a.
Mais par contre, lorsqu'on déterre, on peut tirer sur les fanes et là, au bout, on voit la pomme de terre. Et là, c'est quelque chose de magique ! C'est formidable ! Avec une toute petite pomme de terre qui fait quoi, 5 cm au maximum... et là, au bout, on va voir quelque chose de formidable : 5/6 pommes de terre : voilà, c'est magnifique.

Pierrette GASTET et Sylvie LEON, Jardins Julian Grimaud, Vitry-sur-Seine
C'est ce qui demande le moins de travail : une fois que c'est dans la terre, ça ne demande plus qu'à pousser. Il n'y a plus qu'à ramasser après. Pour moi il n'y a pas plus simple. On plante et on attend !

Jean-Louis AIX, Jardins Julian Grimaud, Vitry-sur-Seine
C'est un légume qui vient tout seul : on le met en terre et il pousse. Il suffit de bêcher.
Par exemple la tomate, c'est plus compliqué ; la carotte qui pousse en terre comme la pomme de terre, c'est bien plus compliqué parce que elle germe ou elle germe pas la carotte. Tandis que la pomme de terre c'est très rare qu'elle ne germe pas. Non, c'est très facile pour moi.
On les prépare au mois de mars, après on s'en occupe un peu au mois de mai pour désherber, au mois de juin pour les butter, au mois de juillet pour les arracher, c'est tout.
Pas d'arrosage, rien, ça pousse tout seul !

Jean-Marc MULLER, Larchant (Seine et Marne)
Moi je trouve que la pomme de terre, c'est très pédagogique. Et justement je trouve que c'est un légume facile pour les enfants. Vous savez, avec les enfants, on commence toujours par un truc, moi je dis toujours que c'est idiot : qu'est-ce qu'on fait avec les enfants ? On leur apprend à faire des radis ! Y'a rien de plus incontrôlable que les radis. Vous les semez, il fait sec, et bien c'est piquant, c'est horrible, c'est imbouffable. Ça grandit pas, ça grandit trop, ça grandit vite, ça grandit pas assez vite... Et si vous réussissez pas vos radis ou si vous sortez un radis qui est immangeable parce qu'il est hyper piquant, le gamin : "eh bien dit donc, tu partes d'un truc !". Alors que même si vous ne réussissez pas très bien les pommes de terre, même si vous n'avez que des billes, pour un gosse vous aurez toujours sorti quelque chose de mangeable et il ne sera pas déçu.

Fabrice et Angèle GUILLEMARD, Jardins de Crosne (Essonne)
Mon père avait un jardin et je connaissais, donc j'ai fait ça. C'est le plus simple à faire quand on commence comme jardinier.
C'est vraiment une des premières cultures à recommander, surtout qu'il n'y a pratiquement rien à faire après la plantation, c'est vrai. Ce n'est pas fatiguant, sauf pour les sortir à la limite, pour les déterrer... Pour moi, franchement, c'est le B.A. BA. C'est le plus simple du jardinage !

Monsieur Claude BUREAUX
Muséum d'histoire naturelle - Paris

"La pomme de terre a une histoire et cette histoire (découverte de l'Amérique, Parmentier, les frites et les chips, etc.) peut passionner les scolaires. La famille des solanacées peut-être également une approche de la diversité du monde végétal. Les différences de forme et de couleur des tubercules peuvent étalement servir de support à des animations sur le thème de la biodiversité et de la génétique. Sans oublier la liaison que l'on peut faire entre le jardin et la gastronomie (semaine de goût par exemple...)."